Service phare · après la crise

Shadow board : un regard extérieur aux côtés de la direction

Chez orgatypik, un shadow board, ce sont un ou deux dirigeants expérimentés qui siègent aux côtés de votre comité de direction. Ils n'ont rien à protéger dans votre organisation : ils préparent les décisions avec vous, les mettent à l'épreuve, et disent ce que personne n'ose formuler en réunion.

1 000 € HT la réunionpréparation et débrief comprissans engagement de durée

Définition

Un mot, trois choses qu'il ne faut pas confondre.

Le terme circule dans trois sens très différents. Celui qu'on vous propose ici est le moins répandu en France, et la différence décide de ce que vous achetez.

En une phrase Un shadow board, au sens d'orgatypik, est un conseil de direction parallèle et extérieur : des dirigeants expérimentés, sans mandat ni pouvoir de décision, qui préparent et éprouvent les décisions du comité de direction, puis suivent ce qui a été décidé jusqu'à ce que l'équipe tienne seule ses rituels de pilotage.

Le tableau d'outils du lean

Dans les ateliers, un shadow board est un panneau où chaque outil a sa place dessinée : on voit d'un coup d'œil ce qui manque. C'est une pratique de rangement et de standardisation, sans rapport avec la direction d'une entreprise.

Le shadow board de collaborateurs, ou shadow comex

Le sens le plus courant : un comité de salariés, souvent plus jeunes que la direction, que celle-ci consulte sur ses projets. C'est une forme de mentorat inversé : il ouvre la direction à d'autres regards internes. Il ne prépare pas les décisions de pilotage et ne suit pas leur exécution.

Le shadow board d'experts extérieurs

Ce que fait orgatypik : des intervenants qui ont tenu eux-mêmes des postes de direction (opérations, projets, technique, systèmes d'information) et qui siègent à côté du comité de direction. Ils regardent l'ensemble, relient les sujets entre eux, et n'ont aucune carrière à ménager dans l'entreprise.

Ce qu'il fait

Six choses qu'un comité de direction ne peut pas se faire à lui-même.

Un comité de direction voit ce que chacun de ses membres lui apporte. Le shadow board voit ce qui passe entre eux.

Préparer les décisions

L'ordre du jour, les éléments qui manquent pour trancher, les options réellement ouvertes. Une décision qui arrive mal préparée en réunion repart en réunion la semaine suivante.

Mettre à l'épreuve

Le rôle d'avocat du diable, tenu sans enjeu de pouvoir : qu'est-ce qui fait échouer ce plan, qui le porte, avec quels moyens, et que se passe-t-il si l'hypothèse principale tombe ?

Dire les non-dits

Une voix qui n'a rien à protéger dit ce que personne n'ose formuler : le projet que tout le monde sait perdu, le manager qui épuise son équipe, le client qui s'en va.

Relier les sujets

Le retard d'un projet, la marge qui baisse, le turn-over d'une équipe et le choix d'un logiciel ont souvent une cause commune. Elle ne se voit qu'en regardant les finances, les équipes, les projets et le système d'information en même temps.

Suivre ce qui a été décidé

Chaque réunion repart des engagements de la précédente : ce qui a été fait, ce qui ne l'a pas été, et pourquoi. Une décision sans suivi n'est qu'une intention.

Transmettre, puis partir

L'objectif est un comité de direction qui tient seul ses rituels de pilotage. Le shadow board s'espace, puis s'arrête : notre réussite se mesure au moment où vous n'avez plus besoin de nous.

Après la crise

Une crise traitée laisse une organisation convalescente.

C'est souvent là que tout se rejoue. Le redressement a remis les projets sur les rails, les clients ont retrouvé confiance, les équipes respirent. Puis l'intervenant s'en va, la pression quotidienne revient, et les vieux réflexes avec elle.

Une intervention de crise opérationnelle est intense : plusieurs jours par semaine sur le terrain, des décisions rapides, un pilotage serré. Elle ne peut pas durer, et elle ne doit pas durer. Ce qui doit durer, ce sont les rituels qu'elle a installés : le comité qui tranche, le suivi des engagements, la parole des équipes qui remonte.

Le shadow board est le relais naturel de cette phase. Le même regard extérieur, qui connaît désormais votre organisation, reste présent à faible cadence, une ou deux réunions par mois, le temps que les nouvelles habitudes tiennent sans lui.

  • Il garde la mémoire de la crise. Il sait d'où vient la dérive, il la reconnaît si elle revient.
  • Il coûte une fraction de l'intervention. Une réunion préparée et débriefée, pas une présence à temps plein.
  • Il protège le dirigeant de la solitude. Après une crise, la tentation est de tout reprendre en main. Un pair extérieur aide à déléguer sans lâcher.
  • Il s'arrête de lui-même. Aucun engagement de durée : quand le comité tient seul, il n'y a plus de raison de payer.
Les autres situations

Quand un shadow board se justifie sans crise.

Une croissance qui déborde l'organisation

Passer de cinquante à cent personnes en un an change la nature du travail de direction. Les circuits informels ne suffisent plus, et personne n'a le temps de les remplacer.

Un comité de direction en silos

Chaque directeur défend son périmètre, les sujets transverses n'ont pas de propriétaire, et les arbitrages remontent tous au dirigeant. Voir notre analyse des silos de CODIR.

Une décision lourde à venir

Une réorganisation, le choix d'un progiciel de gestion intégré, une reprise, une réponse à un appel d'offres décisif. Un regard qui a déjà vécu ces décisions évite de les découvrir à vos dépens.

Un dirigeant seul au sommet

Diriger use plus vite qu'on ne le croit, surtout quand personne autour de la table ne peut contredire sans risque. Le shadow board est un pair, pas un subordonné ni un actionnaire.

Le déroulé

Comment se passe un shadow board.

  1. Un entretien stratégique gratuit, de 30 minutes. Vous décrivez la situation, nous disons si un shadow board y répond, ou si autre chose y répondrait mieux.
  2. Une première réunion d'écoute. Nous assistons au comité de direction tel qu'il se tient, sans rien changer. C'est là que se voient les écarts entre ce qui est dit et ce qui se passe.
  3. Chaque réunion : préparation, séance, débrief. La préparation revoit l'ordre du jour et ce qui manque pour décider ; le débrief écrit dit ce qui a été décidé, ce qui ne l'a pas été, et les risques laissés ouverts.
  4. Des entretiens individuels si nécessaire. Avec un membre du comité, un manager, un chef de projet : c'est le mentoring opérationnel, facturé à la séance.
  5. La sortie. Quand le comité tient seul ses rituels, la cadence baisse, puis s'arrête. Rien ne vous engage au-delà de la réunion suivante.
Ce que ça coûte

Le prix d'une réunion, pas celui d'une mission.

Nos tarifs sont publics, ce qui est rare dans le conseil. Ils permettent de faire le calcul avant de nous appeler.

1 000 € HT

la réunion de shadow board

Préparation, séance et débrief écrit compris. Hors frais de déplacement.

24 000 € HT

une année à deux réunions par mois

Le calcul : 2 réunions × 12 mois × 1 000 € HT. À une réunion par mois, la moitié.

0

engagement de durée

Vous arrêtez quand vous voulez ; nous proposons nous-mêmes d'espacer quand le comité tient seul.

Ce budget annuel se compare à quelques jours d'une mission de conseil classique. Le détail, chiffres publics à l'appui, est sur notre page coûts comparés : cabinet de conseil, management de transition et shadow board.

Pourquoi ça marche

Une lecture transversale, qui est rare.

Relier en même temps les projets, les contrats, les équipes, les finances et le système d'information n'est pas une compétence qu'on apprend en séminaire.

Cette lecture est le mode de pensée naturel des profils à haut potentiel intellectuel, ceux qui explorent toutes les pistes à la fois plutôt qu'une après l'autre. Ils sont rares : une personne sur quarante-quatre, et ce chiffre se démontre. Une PME ne recrute pas ce profil à un poste de direction : ce n'est pas une question de budget, c'est une question d'offre.

Les intervenants d'orgatypik cumulent ce mode de pensée et plus de vingt ans de postes tenus : direction des opérations, direction de projets, direction technique, direction des systèmes d'information. Ce n'est pas de la psychologie : c'est une façon de voir l'organisation entière. Nous l'expliquons sur notre page HPI en entreprise.

Vous dirigez vous-même avec ce mode de pensée ? Un dirigeant qui pense vite et large manque rarement d'idées. Il manque d'un interlocuteur qui suive à la même vitesse, et d'une organisation qui transforme ses intuitions en décisions tenues. C'est l'objet de notre page dirigeant HPI.
Ce qu'il n'est pas

Ni conseil d'administration, ni coach, ni manager de transition.

Le shadow board comparé aux dispositifs voisins
DispositifCe qu'il faitCe qu'il ne fait pas
Conseil d'administrationContrôle la gestion au nom des actionnaires, vote, engage sa responsabilité.Ne prépare pas les décisions opérationnelles semaine après semaine.
Coach de dirigeantTravaille la posture et le questionnement de la personne.Ne se prononce pas sur le fond : le projet, la marge, l'organisation.
Manager de transitionPrend un poste pour une durée donnée et l'exerce.Ne reste pas à côté du comité : il y siège à la place de quelqu'un.
Mission de conseil classiqueDiagnostique, recommande, livre un rapport.Ne reste pas pour vérifier que les recommandations sont tenues.
Shadow board orgatypikPrépare, éprouve et suit les décisions du comité de direction, au fil des réunions.Ne décide pas à votre place, et ne s'installe pas : il s'arrête quand le comité tient seul.
Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur le shadow board.

Qu'est-ce qu'un shadow board en entreprise ?
Le terme a trois sens. Dans l'industrie, c'est un tableau d'outils du lean. En gouvernance, c'est un conseil parallèle sans pouvoir de décision : soit un comité de collaborateurs internes que la direction consulte (on parle aussi de shadow comex), soit, comme chez orgatypik, un ou deux dirigeants expérimentés extérieurs qui préparent, éprouvent et suivent les décisions du comité de direction.
Combien coûte un shadow board ?
Chez orgatypik, 1 000 € HT la réunion, préparation et débrief écrit compris, hors frais de déplacement, sans engagement de durée. À deux réunions par mois, l'année revient à 24 000 € HT. Les comparaisons avec une mission de conseil et le management de transition sont sur notre page coûts comparés.
À quelle fréquence se réunit-il ?
Au rythme de votre comité de direction, le plus souvent une ou deux fois par mois. Après une crise, la cadence peut être plus serrée au début, puis elle s'espace à mesure que le comité tient seul ses rituels.
Quelle différence avec un conseil d'administration ?
Un conseil d'administration a un mandat des actionnaires, il contrôle et vote. Le shadow board n'a aucun mandat ni aucun vote : il travaille avec la direction sur les décisions opérationnelles, et la responsabilité reste entièrement celle du dirigeant.
Faut-il être en crise pour faire appel à un shadow board ?
Non. Il prend tout son sens après une crise, pour que les rituels installés tiennent, mais il sert aussi une croissance rapide, un comité de direction en silos ou une décision lourde à préparer.
Qu'en est-il de la confidentialité ?
Tout ce qui se dit en comité reste en comité. Nous ne citons aucun client sans son accord, et nos études de cas ne rapprochent jamais un nom d'une difficulté.

Un regard extérieur sur votre prochain comité de direction ?

30 minutes pour décrire la situation, et savoir si un shadow board y répond.

Entretien stratégique gratuit