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Tenir ensemble les projets, les équipes, les finances et le client, et voir comment ils s'influencent, plutôt que de les traiter l'un après l'autre.
Patron de PME, chef d'entreprise ou membre d'un comité de direction : un dirigeant à haut potentiel intellectuel voit vite, large et loin. Il manque rarement d'idées. Ce qui lui manque, le plus souvent, c'est un interlocuteur qui suive à la même vitesse, et une organisation qui transforme ses intuitions en décisions tenues. Cette page parle de cela, et seulement de cela : d'organisation, pas de psychologie.
Le haut potentiel intellectuel désigne, par convention, un quotient intellectuel d'au moins 130. L'échelle est construite pour suivre une loi normale de moyenne 100 et d'écart-type 15 : 130 vaut deux écarts-types, et la part de la population au-delà est une propriété de la loi, 2,3 %, soit une personne sur quarante-quatre. Le détail est sur notre page combien de hauts potentiels.
Ce n'est pas un diagnostic que nous posons : seul un bilan réalisé par un psychologue établit un quotient. Nous n'en faisons pas, et nous ne demandons à personne le sien. Pour les signes au quotidien, côté collaborateurs, lisez notre article comment identifier un HPI au travail.
Des tendances, pas des certitudes : chaque personne est différente. Mais ces forces reviennent, et elles sont précieuses à la tête d'une organisation.
Tenir ensemble les projets, les équipes, les finances et le client, et voir comment ils s'influencent, plutôt que de les traiter l'un après l'autre.
Sentir qu'un projet va mal avant que les chiffres ne le disent, et qu'un client doute avant qu'il ne l'écrive.
Explorer plusieurs pistes à la fois, et trouver une solution là où d'autres voient une impasse. La complexité stimule au lieu d'user.
Une indépendance d'esprit qui résiste au conformisme et aux décisions prises par habitude.
Des idées nouvelles, des rapprochements inattendus, une stratégie qui ne se contente pas de prolonger l'existant.
Un besoin de comprendre pourquoi on fait les choses, qui pousse l'organisation à clarifier ses priorités.
Une étude publiée en 2017 dans le Journal of Applied Psychology (John Antonakis, Robert House et Dean Keith Simonton) a mesuré l'intelligence de dirigeants et la façon dont leurs collaborateurs percevaient leur leadership. L'efficacité perçue augmente avec l'intelligence du dirigeant, puis plafonne et diminue au-delà d'environ 1,2 écart-type au-dessus de la moyenne de son groupe.
Ce n'est donc pas l'intelligence qui pose problème : c'est la distance avec ceux qui doivent suivre. Des solutions plus complexes, des raccourcis que l'équipe ne voit pas, une vitesse que personne ne peut tenir.
La réponse n'est pas de penser moins vite. C'est d'organiser la traduction.
Des rituels qui transforment une intuition en décision écrite, partagée et suivie ; des managers qui relaient ; et un interlocuteur qui suit à la même vitesse, pour éprouver les idées avant qu'elles ne partent dans l'organisation.
Ce ne sont pas des défauts du dirigeant : ce sont des décalages de rythme, qui se règlent par l'organisation.
Le dirigeant a déjà trois coups d'avance, l'équipe exécute encore le premier. Sans relevé de décisions ni suivi, les priorités changent avant d'avoir été tenues.
Une idée lancée en réunion devient, pour chacun, une version différente. Ce qui n'est pas écrit et attribué n'est pas décidé.
À court terme, oui. À moyen terme, toutes les décisions remontent au sommet, et l'agenda du dirigeant devient le goulet d'étranglement de l'entreprise.
Autour de la table, peu de personnes peuvent contredire sans risque, et encore moins à la même vitesse. Les angles morts restent morts.
Le shadow board : un regard extérieur qui suit à la même vitesse, met les idées à l'épreuve et dit ce que personne n'ose dire. Nos intervenants partagent ce mode de pensée, et ont tenu des postes de direction.
Le mentoring opérationnel des managers : ceux qui traduisent la stratégie en travail de la semaine, et qui gardent l'équipe engagée.
Un comité qui tranche, un relevé de décisions et d'actions, des engagements suivis. Ces rituels peuvent vivre dans pylotik, qui garde la trace de ce qui a été décidé et par qui.
30 minutes pour parler de votre organisation, avec quelqu'un qui a dirigé.
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